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Comment tresser la crinière d’un cheval pour un concours : guide étape par étape

Tresser une crinière pour un concours se résume à cinq étapes réalisées dans l’ordre : laver la crinière un jour ou deux avant pour qu’elle ne soit pas trop glissante, travailler sur un poil humide plutôt que trempé, la diviser en mèches régulières avant de toucher une aiguille ou un élastique, choisir la couture ou l’élastique selon la classe visée, puis retirer les tresses en douceur ensuite pour ne pas défaire des semaines d’entretien de la crinière en un seul démêlage maladroit. Une fois ces cinq points maîtrisés, la technique de tressage elle-même devient facile : l’essentiel de ce qui distingue une crinière négligée d’une crinière soignée se joue avant et après les tresses elles-mêmes.

Ce qu’il vous faut avant de commencer

Préparez tout avant que le cheval n’arrive, car un kit de tressage assemblé à la dernière minute est le meilleur moyen de retrouver du fil enroulé autour de la boucle d’un licol à six heures dix du matin. Il vous faut un jeu d’élastiques de tressage adaptés (ou une aiguille enfilée de fil de tressage ciré si vous cousez), un peigne à crinière, une brosse à eau ou un vaporisateur, un découd-vite pour retirer les élastiques proprement, et un marchepied ou une caisse si le cheval est grand et vous non. Un petit pot pour les élastiques usagés vous évite ensuite de fouiller le sol de la cour. Rien de tout cela ne doit coûter cher, mais tout doit être à portée de main.

Laver et préparer la crinière

La crinière doit être propre, mais propre ne veut pas dire trop décapée. Une crinière qui vient d’être débarrassée de toute trace de sébum et de graisse naturelle est souvent trop glissante pour tenir une tresse, surtout sur un cheval au poil fin et soyeux : les élastiques glissent, la couture se défait, et dès la deuxième classe, une demi-douzaine de tresses pendent, relâchées, au niveau de la nuque. Lavez un jour ou deux avant le concours plutôt que le matin même quand c’est possible, avec un shampoing doux du quotidien comme Reluxe Main&Tail Shampoo sur la crinière et la queue : conçu pour un lavage quotidien de la crinière et de la queue à base d’huiles de ricin et de jojoba, il nettoie sans laisser le poil décapé ni trop assoupli.

Le matin même, travaillez sur une crinière humide plutôt que trempée. Trempez la brosse à eau et passez-la mèche par mèche, ou utilisez un vaporisateur à fine brume, jusqu’à ce que le poil soit uniformément humide sur toute la longueur, sans goutter. Un poil humide se divise plus facilement en mèches nettes et retient bien mieux un élastique qu’un poil sec et voletant. Si vous voulez un peu plus de glisse pour démêler avant de diviser les mèches, un tout léger passage d’Release Spray Conditioner sur les longueurs (pas les racines que vous allez tresser) aide le peigne à traverser les nœuds sans avoir à tirer. Restez toutefois mesuré près de la crête elle-même : c’est un spray démêlant et brillance sans rinçage, et trop de produit juste là où reposent les tresses joue contre vous, rendant le poil glissant plutôt qu’accrocheur. Pour tresser, un poil humide et légèrement texturé l’emporte toujours sur un poil lisse et brillant.

Diviser la crinière en mèches régulières

Des mèches régulières donnent des tresses régulières, et des mèches inégales sont la raison la plus courante pour laquelle une crinière tressée paraît négligée de loin, même quand chaque tresse prise isolément est bien faite. Peignez d’abord toute la crinière d’un seul côté pour voir clairement ce avec quoi vous travaillez. À l’aide du bout du peigne ou de vos doigts, délimitez la première mèche juste derrière la nuque : une largeur correspondant à peu près à la distance entre votre pouce et votre première articulation constitue un repère de départ raisonnable, mais la bonne largeur dépend de l’épaisseur de la crinière et du nombre de tresses visé. Attachez ou fixez le reste de la crinière à l’écart, puis progressez vers l’arrière le long de l’encolure, en prenant des mèches de taille équivalente et en humidifiant chacune juste avant de la tresser afin qu’elle ne sèche pas et ne se hérisse pas pendant que vous travaillez sur ses voisines.

Prenez un moment pour observer réellement l’alignement avant de vous lancer : reculez-vous, ou demandez à quelqu’un de vérifier, car des mèches qui semblaient correctes de près se révèlent parfois effilées ou inégales une fois qu’il y en a dix ou douze alignées.

Couture ou élastiques

Les élastiques sont rapides, réutilisables et parfaitement adaptés à un grand nombre de classes de concours, surtout à domicile ou en compétition moins exigeante. Enroulez ou pliez un petit élastique autour de la tresse une fois celle-ci nattée et fixée, et le tout est terminé en une fraction du temps que prend la couture. La contrepartie porte sur la netteté et la tenue : les élastiques peuvent se desserrer au fil d’une longue journée, ils se voient davantage s’ils ne s’accordent pas bien à la couleur de la crinière, et un élastique volumineux au bas de la tresse a rarement l’allure aussi nette qu’une couture.

La couture est plus longue à apprendre et plus longue à réaliser, mais elle constitue la norme dans nombre de classes de dressage et de concours de haut niveau où la présentation est scrutée de près. Un fil enroulé serré autour de la tresse, terminé en la roulant dessous et en la cousant à plat, donne un petit nœud net sans fixation visible, qui tient bon pendant un échauffement, une reprise et une remise des prix sans qu’il faille vérifier. Si vous débutez en couture, entraînez-vous sur un reste de crinière ou une chaussette bourrée d’un filet à cheveux avant de vous y risquer sur le cheval la veille d’un concours : c’est une compétence qui récompense la répétition, pas un mode d’emploi qu’on lit une fois et qu’on maîtrise du premier coup.

Combien de tresses, et où

Il n’existe pas de nombre universel unique, et les juges s’intéressent en général davantage à la netteté et à la régularité qu’à un compte exact, mais des conventions existent et méritent d’être connues. Un nombre impair de tresses le long de l’encolure plus une au toupet est la règle traditionnelle pour les classes hunter et de concours, l’idée étant que cela flatte l’encolure et attire le regard vers le haut. Pour la présentation en dressage, attendez-vous à des tresses plus nombreuses et plus petites, souvent une bonne dizaine à une quinzaine, ce qui tend à convenir à une encolure plus arquée et puissante et fait pleinement partie de l’image attendue sur le carré. La présentation en CSO se situe entre les deux et tolère généralement un peu plus de variation, bien que la netteté et la régularité comptent toujours bien plus que tout nombre précis.

Étape par étape : tresser chaque mèche

  1. Humidifiez la mèche que vous allez travailler, en laissant le reste de la crinière attaché à l’écart.
  2. Divisez la mèche en trois sections égales, en la tenant fermement près de la crête.
  3. Tressez serré jusqu’au bout du poil, en gardant une tension constante : trop lâche, elle pendra avant midi ; trop serrée, le cheval vous le fera savoir.
  4. Fixez l’extrémité avec un petit élastique, ou commencez la couture si vous cousez.
  5. Pliez ou roulez la tresse vers la crête en un nœud net et fixez-la à plat contre l’encolure, soit avec un second élastique, soit en cousant à travers le rouleau.
  6. Coupez les mèches rebelles avec des ciseaux à bout rond une fois la tresse pliée, plutôt qu’avant, pour voir exactement ce qui dépasse.
  7. Passez à la mèche suivante et répétez l’opération, en vérifiant que chaque tresse terminée est à peu près à la même hauteur et de la même taille que la précédente.

Garder les tresses nettes le jour même

Une crinière impeccable à sept heures du matin peut avoir l’air franchement ordinaire au moment d’entrer sur le carré à quatorze heures, en particulier si le cheval a passé l’intervalle à secouer la tête dans un filet à foin ou à se frotter contre la porte du box. Une vérification rapide avant de monter, en lissant les mèches folles, en rentrant tout brin échappé, en vérifiant qu’aucun élastique n’a glissé, prend deux minutes et évite bien des paniques de dernière minute à l’entrée du terrain. Garder le cheval au box plutôt qu’au pré une fois tressé est l’évidence, mais il faut aussi surveiller tout ce contre quoi le cheval peut frotter son encolure à hauteur pratique, du rebord bas d’une porte à un compagnon de transport un peu trop empressé.

Défaire les tresses sans casser le poil

La façon de défaire les tresses compte presque autant que celle de les faire, car une crinière taillée aux ciseaux ou arrachée à la hâte perd vite en densité et met longtemps à retrouver son épaisseur. Défaites les tresses cousues avec un découd-vite ou le bout arrondi d’un découseur plutôt qu’avec des ciseaux près des racines : des ciseaux près de la crête, c’est ainsi que les crinières finissent avec une frange de poils courts et cassés qui se dressent au lieu de retomber à plat. Pour les tresses aux élastiques, faites glisser l’élastique en douceur plutôt que de le tirer d’un coup dans le poil. Une fois tout défait, peignez doucement en commençant par les pointes, en démêlant tout nœud avant d’approcher des racines, et c’est là qu’un soin sans rinçage comme Release Spray Conditioner prouve à nouveau son utilité : un léger passage sur les longueurs ensuite rend le démêlage plus doux pour un poil qui a passé la journée plié serré. Si vous prévoyez de retresser bientôt, comme le font de nombreux chevaux de concours et de dressage semaine après semaine, traiter la crinière avec douceur à cette étape est ce qui l’empêche de s’éclaircir au fil d’une saison, et il vaut la peine de lire comment épiler une crinière pour retrouver une longueur et une épaisseur homogènes entre deux concours.

Questions fréquentes

Combien de temps avant un concours faut-il tresser une crinière ?

La veille au soir convient bien pour des tresses cousues avec soin, car elles tiennent toute la nuit si le cheval reste au box et ne se frotte pas. Les tresses aux élastiques sont plus rapides, aussi beaucoup les font-ils le matin même, mais dans les deux cas, prévoyez plus de temps que vous ne le pensez lors des premières fois.

La crinière doit-elle être mouillée ou sèche pour tresser ?

Humide, ni mouillée ni sèche. Une crinière qui goutte est difficile à contrôler et met un temps fou à sécher dans la forme voulue, tandis qu’une crinière totalement sèche est volage et ne retient bien ni élastique ni couture. Visez une humidité uniforme, en humidifiant chaque mèche juste avant de la travailler plutôt qu’en trempant toute la crinière d’un coup.

Pourquoi mes tresses se desserrent-elles sans cesse ?

C’est généralement dû à un poil trop propre et trop lisse pour accrocher, à une tension trop lâche au moment du tressage, ou à une crinière simplement trop fine et soyeuse pour la taille de mèche choisie. Laver un jour ou deux avant plutôt que le matin même, travailler sur un poil humide et prendre des mèches légèrement plus petites sur les crinières fines aident dans tous les cas.

Quelle est la différence entre tresser pour le dressage et pour un concours ?

La présentation en dressage exige en général des tresses plus nombreuses, plus petites et cousues avec soin, reflétant la tradition d’une image très soignée et formelle propre à cette discipline. Les classes de concours et hunter optent plus souvent pour un nombre impair le long de l’encolure plus le toupet, l’accent étant mis sur la mise en valeur de l’encolure. Aucune des deux n’est une obligation stricte du règlement dans la plupart des classes, mais toutes deux sont des conventions fortement attendues.

Puis-je utiliser un spray brillance riche avant de tresser ?

Il est préférable de l’éviter juste au niveau de la crête où reposent les tresses elles-mêmes, car un produit brillance riche rend le poil glissant et plus difficile à accrocher et à fixer. Un léger spray démêlant sur les longueurs plus bas ne pose pas de problème et facilite le démêlage, mais gardez la section que vous allez tresser humide plutôt que brillante.